UN CHANT D'AMOUR
//  Ciné-concert

25 minutes - Ce programme peut s'inscrire dans un événement plus large (soirée sur mesure autour de Benjamin Britten, de l'amour, de Jean Genet...)

Interdit aux moins de 16 ans

Depuis leurs cellules, deux prisonniers arrivent à communiquer grâce à un trou percé dans le mur qui les sépare. Avec la complicité silencieuse du gardien qui les observe par le judas, ils vont établir un contact amoureux et érotique en utilisant divers objets tels qu’une cigarette, une paille…

HISTOIRE


Un chant d’amour est un moyen-métrage réalisé par Jean Genet en 1950. Époque où l’homosexualité est encore considérée comme une grave déviance sexuelle, toute manifestation publique d’un tel penchant était sévèrement réprimée. Le film fut donc censuré et dut attendre vingt-cinq ans avant d’être distribué. Malgré les nombreux scénarios que Jean Genet avait écrit c’est le seul film qui verra finalement le jour.


"Un condensé de sa poétique qui transforme l’ordure en roses (...) Il y a dans ces 26 minutes tournées en 1950 une telle densité, une telle poésie qu’on peut les voir et les revoir sans jamais les épuiser".

Olivier Nicklaus, Les Inrocks, 9 août 2006

En 2018, à la faveur d’une carte blanche obtenue à la MC2 : Grenoble, Noémi Boutin découvre ce moyen-métrage fascinant qui raconte l’amour empêché entre deux hommes. Cela évoque inévitablement Benjamin Britten qui décida d’assumer publiquement sa relation avec le ténor Peter Pears dont il partagera la vie jusqu’à sa mort et ce malgré le puritanisme de l’Angleterre des années 30. Elle décide donc de lier sa première suite pour violoncelle avec les images du court-métrage.


"La poésie provocante des images en noir et blanc de Genet devait-elle se mesurer à l’intimité pudique et colorée de Britten ? Oui, grâce ici à une vision toute de sensibilité et d’élégance, de clairs-obscurs et de non-dits que soutient la violoncelliste (...) Aussi évanescente que la fumée que s’échangent symboliquement dans le film les amants incarcérés, la musique de Britten rend vertueuse l’obscénité fantasmée des images".

— Gilles Mathivier, Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné, 9 mars 2018

PROGRAMME MUSICAL

Benjamin Britten

Suite pour violoncelle n°1 op. 72

DISTRIBUTION

Violoncelle

Noémi Boutin

Réalisation / Scénario

Jean Genet

Distribution

Collectif Jeune Cinéma

Diffusion

Capucine Jaussaud

Administration

Lise Déterne - L'Echelle